Buzz’Art : L’Art au Cœur de l’Émotion

Face au chaos du monde, Buzz’Art s’impose comme un havre artistique. Plus qu’une galerie, c’est un espace de contemplation et d’échanges où l’art reprend ses droits : émouvoir, questionner, rassembler.
Nous défendons une création libre et engagée, ancrée dans le réel. Un art qui puise dans nos vies, nos fragilités, nos espoirs — et qui nous rappelle notre humanité commune.

Art, mémoire et résistance : venez réfléchir avec nous !

Dans le cadre du finissage de l’exposition Lignes de Palestine, nous vous donnons rendez-vous le 10 janvier 2026 pour une conférence exceptionnelle.

 Au programme :

 • Plongez au cœur des œuvres exposées et de leur contexte 

• Découvrez les parcours et démarches des artistes 

• Explorez les conditions de création artistique en temps de guerre

• Bénéficiez d’une lecture critique des pièces réunies

Cette rencontre est l’occasion de comprendre comment l’art devient un espace de mémoire, de témoignage et de résistance face à la violence des conflits contemporains.

 Le Samedi 10 janvier 2026 – 15h00  Adeline Bailleux Benabdallah, rédactrice en chef du numéro hors-série Palestine de la revue Argument

Un moment de partage et d’analyse unique vous attend !
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Informations Pratiques :
𝐄𝐧𝐭𝐫𝒆́𝐞 𝐋𝐢𝐛𝐫𝐞
La Galerie BUZZ’ART
26 Rue Saussure
94000 Créteil
Métro Ligne 8 Pointe du Lac
Contacts
contact@associationffr.fr
06 22 16 40 29 / 01 41 94 98 25

En ce moment

Réalisée en collaboration avec la Revue Argument, LIGNES de PALESTINE réunit neuf artistes palestiniens – certains en exil en France, d’autres créant depuis Gaza – dont les œuvres tracent les contours d’une mémoire fragmentée et d’une identité en résistance. À travers la photographie, la peinture, le collage et l’aquarelle, cette exposition explore comment l’art devient un acte de transmission face à la violence et à la dépossession. Entre Gaza assiégée et l’exil forcé, ces artistes font preuve d’une résilience extraordinaire, continuant de créer, de rêver, de transmettre malgré l’adversité.

𝐋𝐈𝐆𝐍𝐄𝐒 𝐝𝐞 𝐏𝐀𝐋𝐄𝐒𝐓𝐈𝐍𝐄 met en lumière la mémoire individuelle et collective face à la guerre, affirmant que chaque œuvre est un trait d’existence qui refuse de disparaître.

𝐀𝐯𝐞𝐜 :
Adel Altaweel
Ahmad Adawy
Hani Zurob
Reem Alnatsheh
Mahmoud Alhaj
Maisara Baroud
Marwan Nassar
Shafiq Radwan
Yara Zuhod

𝐋’𝐞𝐱𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐞𝐫𝐚 𝐯𝐢𝐬𝐢𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐮 12 décembre 2025 𝐣𝐮𝐬𝐪𝐮’𝐚𝐮 10 janvier 𝟐𝟎𝟐6 𝐬𝐞𝐥𝐨𝐧 𝐥𝐞𝐬 𝐡𝐨𝐫𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐠𝐚𝐥𝐞𝐫𝐢𝐞 :
Mardi : 10h00-18h00
Mercredi : 10h00 – 18h00
Vendredi : 16h00-18h00
Jeudi et samedi : Sur rendez-vous
La galerie est fermée le lundi et le dimanche.
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Informations Pratiques :
𝐄𝐧𝐭𝐫𝒆́𝐞 𝐋𝐢𝐛𝐫𝐞
La Galerie BUZZ’ART
26 Rue Saussure
94000 Créteil
Métro Ligne 8 Pointe du Lac
Contacts
contact@associationffr.fr
06 22 16 40 29 / 01 41 94 98 25

Expositions Précédentes

Ouma Bel H : Exploration de l’hybridité dans l’art

Pour sa première exposition personnelle, l’artiste invite le public à pénétrer dans un monde où les frontières entre l’humain et l’animal se brouillent. À travers ses peintures à l’huile, Ouma Bel H explore la chair et la lumière, les transparences et les métamorphoses. Ses créatures hybrides, à la fois fragiles et puissantes, oscillent entre familiarité et étrangeté, interrogeant notre rapport au corps et à l’instinct.

L’œuvre Éden Sauvage, pièce centrale de l’exposition, condense cette tension entre douceur et inquiétude, entre innocence et pulsion. L’artiste y révèle un corps traversé par l’animalité, un espace d’entre-deux où se redéfinissent les contours du vivant.

OUMA BEL H

Oumaima Bel Hadj Hammouda est une artiste plasticienne tunisienne, basée à Paris. Diplômée d’une licence et d’un master de recherche en Arts Plastiques et Création Contemporaine à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, elle ancre sa pratique dans une réflexion sensible sur les formes de métamorphose. À travers la peinture, elle explore des figures hybrides, où l’humain se mêle à l’animal, où les corps glissent d’un état à l’autre, porteurs d’instincts, de silences et de mémoire enfouie. Ses œuvres sont des traversées : entre force et fragilité, entre rêve et chair, entre visible et invisible. Un art du seuil, où chaque fragment devient passage.

Les Cheveux blancs est un projet photographique, textuel et plastique ancré dans une quête de mémoire et de justice. Il donne voix à celles et ceux venus d’Algérie, du Maroc, de Tunisie, du Sénégal, de Pologne, d’Espagne ou d’ailleurs, qui ont sacrifié leur jeunesse, leur santé, parfois leur vie, pour bâtir la France. Ouvriers du bâtiment, du textile ou des mines, ils ont œuvré sans relâche, souvent dans l’ombre, et vivent aujourd’hui isolés, avec une retraite dérisoire.
À travers leurs récits – trop souvent tus par pudeur ou oubli –, ce travail rend hommage à leur dignité, leur persévérance, et à leur rôle fondateur dans une histoire collective encore peu reconnue. Ces témoignages deviennent une archive sensible, urgente à préserver. Les Cheveux blancs est un acte de reconnaissance envers ces héros invisibles et une lutte contre l’effacement de leurs mémoires.

ANOUK DESURY

Photographe de 29 ans, Anouk Desury découvre Roubaix lorsqu’elle y passe son BTS Photographie puis poursuit ses études avec un DU en Photographie documentaire à Carcassonne avant de retourner s’installer à Roubaix en 2016. « Membre de l’agence Light Motiv, la photographie est pour moi une manière de mieux comprendre le monde qui m’entoure. Très attachée à témoigner des histoires et des combats personnels qui, bien souvent, résonnent plus largement, j’ai cette volonté forte de mettre en lumière ceux à qui on laisse trop peu la parole. C’est l’attachement au territoire de Roubaix et à chacune des personnes que je rencontre qui guide ma photographie. Ma démarche photographique se veut le plus souvent comme des immersions dans l’intime au long terme, comme un reflet des relations quotidiennes. »

L’exposition photographique s’articule autour de la notion de parcours, qu’il s’agisse d’un chemin balisé ou d’une errance imprévisible. Le mouvement est ici au cœur de la réflexion, évoquant tour à tour le nomadisme ancestral et la quête contemporaine d’un ailleurs. À travers une approche anthropologique et cartographique, l’exposition interroge la manière dont l’espace est perçu et traversé. Le nomade suit un itinéraire mémorisé par sa communauté, tandis que l’errant se laisse guider par l’inconnu, par une quête personnelle ou une fuite. Cette distinction influence la représentation de l’espace et la manière dont celui-ci est capturé et retranscrit.

Le concept de « cartographie mentale » est central dans cette démarche artistique. Il repose sur une superposition de plusieurs lieux sur une seule pellicule argentique, créant ainsi une reconfiguration du réel où hasard et mémoire s’entrelacent. Cette technique altère la perception des espaces urbains en mutation constante et met en lumière l’empreinte subjective laissée par le regard du photographe. L’image devient alors un palimpseste de fragments d’espaces, une reconstruction visuelle où le réel et la fiction se confondent.

Par cette approche sensible, l’exposition interroge notre rapport à la mémoire et à l’espace quotidien. Comment fixer un souvenir lorsque la ville elle-même est en perpétuelle transformation ? Comment reconstruire une image du réel lorsque celui-ci est constamment redéfini par les enregistrements visuels successifs ? En superposant lieux et temporalités, l’exposition invite le spectateur à explorer une cartographie imaginaire, à la fois personnelle et collective, où chaque photographie devient une trace du mouvement et de la mémoire.

Hassene Hamaoui

Artiste et chercheur en art contemporain et nouveaux médias, né en 1982 en Tunisie, il se consacre à la photographie et à la vidéo depuis ses 17 ans. Après une formation en publicité audiovisuelle à Tunis, il a poursuivi ses études en France, intégrant en 2006 l’Université Paris 8 en théorie et pratique de l’art contemporain, spécialité photographie, où il poursuit ma thèse.

Sa pratique photographique explore la superposition des lieux et la mémoire urbaine, créant une cartographie mentale entre réel et imaginaire. Par l’altération visuelle et le mouvement, elle interroge la transformation constante de l’espace public et la manière dont le souvenir se façonne à travers des enregistrements partagés en temps réel.

«𝐄𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐮𝐱 عوالم » réunit les œuvres de deux artistes remarquables, May Murad et Nagham Hodaifa, dont les pratiques artistiques explorent les thématiques de l’identité, de l’intime et de la relation complexe entre l’individu et le monde. À travers leurs séries respectives, « Réalité Virtuelle » et « Matières spéculaires », ces deux voix, l’une palestinienne et l’autre franco-syrienne, tissent un dialogue qui traverse les frontières culturelles, personnelles et artistiques.

«𝐄𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐮𝐱 عوالم » est un espace d’échange entre deux visions artistiques, deux parcours de vie marqués par l’exil, et deux manières de percevoir le monde. Entre l’enfermement réel ou symbolique évoqué par May Murad et la quête d’altérité et d’introspection de Nagham Hodaifa, l’exposition propose une réflexion universelle sur les notions de liberté, d’identité et de connexion.

Le titre, bilingue, souligne l’idée de passerelles entre mondes, entre langues et entre cultures, faisant écho à la richesse de la rencontre artistique et humaine qu’incarne cette exposition.

MAY MURAD

Artiste plasticienne née à Gaza, en Palestine, May Murad vit et travaille actuellement à Paris. Diplômée en Beaux-Arts de l’Université Al-Aqsa de Gaza en 2006, elle quitte sa terre natale en décembre 2018 pour s’installer en France.

Son parcours artistique débute par une résidence à la Cité internationale des arts, soutenue par l’association Welfare. Cette expérience lui permet de poursuivre son travail à la Fondation Dufraine, propriété de l’Académie des Beaux-Arts, à Chars, de 2019 à 2020. En 2021, elle retourne à la Cité internationale des arts pour préparer son exposition Réalité virtuelle.

L’œuvre de May Murad puise son inspiration dans ses expériences personnelles, marquées par la vie à Gaza et l’exil en France. Témoignage sensible d’une artiste confrontée à un nouveau monde, son travail explore les thématiques de l’adaptation et de l’intégration. Elle développe des techniques de dessin et de peinture qui traduisent cette quête de résonance entre l’art, le réel et la vie quotidienne.

NAGHAM HODAIFA

Elle Poursuit une carrière artistique depuis son plus jeune âge. Elle réalise sa première exposition personnelle à 16 ans, à Swaïda al-Kafer, sa ville natale en Syrie, et n’a jamais cessé depuis de peindre et d’approfondir son art.

Diplômée de la Faculté des Beaux-Arts de l’Université de Damas en 2002, elle obtient un DEA dans le département de peinture en 2003. En 2005, elle part pour la France et entame un cursus en histoire de l’art à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. En 2015, elle soutient une thèse de doctorat avec les félicitations du jury, qu’elle remanie, abrège et publie en 2018 sous le titre Marwan, Fan à Fau chez Peter Lang (International Academic Publishers), dans la collection « Middle East, Social and Cultural Studies ».

La peinture de Nagham Hodaifa explore, au cœur de la matérialité, notre rapport à nous-mêmes et à l’altérité, interrogeant la mémoire, l’histoire, l’intime, le corps, l’entre-deux, ainsi que les enjeux de la migration et de l’environnement.

La diversité des techniques, des échelles et des matières picturales, combinée à un travail traditionnel à l’ancienne et une approche interdisciplinaire, témoigne de sa grande liberté d’expression.

«Œ𝚞𝚟𝚛𝚎 𝚍𝚎 𝚟𝚒𝚎 » une exposition en Hommage à Kamel Yahiaoui (1966-2023) .
Cette exposition rend hommage à Kamel Yahiaoui (1966–2023), un artiste dont l’œuvre reflète une vie d’engagement, de mémoire et de résilience. Né dans la Casbah d’Alger, il a puisé dans son vécu quotidien et ses racines multiples – berbères, africaines, arabes et méditerranéennes – pour façonner une esthétique unique, marquée par la justice sociale et l’humanité.
Exilé en France dans les années 1990, Yahiaoui a exploré des thèmes universels tels que l’exil, les violences raciales et la mémoire collective. Ses œuvres, souvent bouleversantes, mêlent poésie et dénonciation, questionnant les spectateurs sur la condition humaine et l’histoire partagée.
Yahiaoui n’était pas seulement un artiste, il était un passeur de mémoire, un bâtisseur de ponts entre les êtres et les époques. Dans ses œuvres, la vie palpite, intense, sincère. Cet hommage célèbre une âme ardente, une voix universelle, et nous rappelle que l’art, comme la vie, est un acte de résistance et un hymne à la dignité humaine.

Kamel Yahiaoui : L’artiste engagé entre mémoire, humanité et révolte

Artiste sculpteur né en 1966 à Alger, Kamel Yahiaoui a grandi dans la Casbah, un lieu marqué par la pauvreté et l’ingéniosité, qui a profondément façonné son esthétique et ses convictions. Très jeune, il avait développé une sensibilité particulière à l’injustice et un besoin irrépressible de créer. Ses racines berbères, africaines et méditerranéennes ont nourri son œuvre, où il explorait l’identité, la mémoire et les luttes humaines.

Formé à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts d’Alger, puis à l’École des Beaux-Arts de Nantes, il s’était imposé comme un artiste polyvalent mêlant peinture, sculpture et installations. Il avait vécu et travaillé à Paris, où il était artiste permanent de la galerie KO21. Son travail avait été exposé dans de nombreux lieux prestigieux tels que le Musée des Beaux-Arts d’Orléans, le Centre Culturel Algérien, la Galerie du Musée des arts derniers à Paris et la Kalao Panafrican Creations à Bilbao.

Ses œuvres, profondément ancrées dans la mémoire et l’engagement, figurent aujourd’hui dans des collections privées et publiques de renom : le Musée National de l’Histoire de l’Immigration, le Frac Centre-Val de Loire, l’Institut du Monde Arabe, la Maison des Esclaves (Île de Gorée), le Musée National des Beaux-Arts d’Alger et le Musée d’Art Moderne et Contemporain en Palestine.

Ses séries emblématiques comme Tragédie sur scène ou Déportation témoignaient de son combat contre l’intégrisme, le racisme et les injustices historiques. Yahiaoui utilisait des objets chargés de sens – vêtements, valises, extincteurs – pour matérialiser ses thèmes. En 2006, son exposition Rideau d’interrogation avait provoqué des débats en abordant les génocides et déportations, affirmant sa lutte contre toutes les formes de haine.

Artiste prolifique, Kamel Yahiaoui avait également dédié certaines de ses œuvres aux luttes des peuples, comme Les enfants des Intifada pour la Palestine. Refusant les concessions, il était resté fidèle à ses valeurs humanistes et à son engagement pour la dignité humaine.

Kamel Yahiaoui nous a quittés en 2023, laissant derrière lui une œuvre riche, puissante et intemporelle, empreinte de mémoire et d’humanité.

Oxana Bloch est une artiste principalement autodidacte, ayant enrichi son apprentissage par des cours aux Ateliers des Beaux-Arts de Paris, où elle a pratiqué le croquis sur modèle vivant. Elle a également participé à des stages avec des maîtres de l’aquarelle, français et internationaux, ce qui lui permet de progresser continuellement.

Après avoir exploré divers médiums (fusain, sanguine, feutre, encre), elle se consacre essentiellement à l’aquarelle, fascinée par les possibilités infinies qu’offre l’eau : jeux de transparence et d’opacité, contrastes entre taches et lignes, et variations entre net et flou.

D’origine ukrainienne, les événements récents dans son pays l’ont profondément marquée. Son cycle d’aquarelles intitulé « Mon journal d’outre-guerre Очима і серцем » explore les thèmes de l’identité et de l’appartenance, mêlant enthousiasme, fierté et douleur. Ce projet s’inspire de photos documentaires qu’elle transforme en aquarelles, fusionnant l’objectivité des images et sa propre interprétation émotionnelle.

Ses œuvres, marquées par de forts contrastes et une texture granuleuse, traduisent une sensation de tension et de douleur. Bien que son émotion modifie les formes et les couleurs, les titres de ses aquarelles maintiennent un lien avec la réalité objective.

OXANA

Artiste autodidacte pour l’essentiel, j’ai enrichi mon parcours grâce à plusieurs années de formation au sein des Ateliers des Beaux-Arts de la Ville de Paris, où j’ai perfectionné ma pratique du croquis sur modèle vivant. Des stages avec de grands maîtres de l’aquarelle, tant français qu’internationaux, m’ont également permis d’affiner mon art et de repousser sans cesse mes limites techniques et créatives.

Après avoir exploré divers médiums tels que le fusain, la sanguine, le feutre et l’encre, c’est à l’aquarelle que je consacre aujourd’hui l’essentiel de ma pratique artistique. Ce médium, par sa relation unique avec l’eau, offre des possibilités infinies qui continuent de nourrir mon exploration. Je suis fascinée par les jeux de transparence et d’opacité, l’interaction entre taches et lignes, et les contrastes entre netteté et flou, autant de subtilités qui me permettent d’exprimer ma vision artistique.

L’exposition « 𝗖𝗲𝘀 𝗥é𝘀𝗶𝘀𝘁𝗮𝗻𝘁𝘀 𝗢𝘂𝗯𝗹𝗶é𝘀 », une série de portraits qui a pour objectif de rendre hommage à ces femmes et hommes qui, dès 1940, ont courageusement rejoint les rangs de la Résistance française pour lutter contre l’occupation nazie. Ce qui distingue ces résistants, c’est le fait que bon nombre d’entre eux venaient de colonies françaises ou de pays étrangers, se battant pour la liberté d’une nation dont ils n’étaient pas toujours considérés comme citoyens à part entière. Leur engagement, souvent motivé par des idéaux de liberté et de justice, représente une page méconnue de l’histoire française.
Conçue et réalisée par l’association stéphanoise Le Grain (Groupe de Réflexion et d’Action INterculturelles), cette exposition prend la forme d’une réflexion historique et mémorielle. Le texte a été rédigé par Brahim Zennaf en collaboration avec Kamel Mouellef, co-auteur de la bande dessinée « Résistants oubliés ».

« 𝐄𝐧 𝐁𝐚𝐥𝐚𝐝𝐞 » : Un Voyage Pictural avec Catherine Perré
Catherine Perré a toujours exprimé ses émotions à travers le dessin, qu’elle pratique depuis l’âge de 2 ans. Après avoir étudié les arts plastiques, la philosophie et les langues au lycée, elle a poursuivi son parcours aux Beaux-Arts de Nantes. Son utilisation de l’encre de Chine reflète ses racines asiatiques maternelles, tandis que sa palette de couleurs s’inspire de la nature bretonne, lieu de ses racines paternelles. Pour Catherine Perré, l’art doit être accessible à tous, dès le plus jeune âge. Elle utilise ses créations pour exorciser ses angoisses et créer de l’espoir, invitant les spectateurs à réfléchir sur leur place dans le monde et leur relation avec la nature. Sa mission est de toucher le cœur des gens et de partager des moments enchanteurs à travers ses dessins et peintures.

𝑳’𝒆𝒙𝒑𝒐𝒔𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏 :
À travers une sélection de plus d’une vingtaine d’œuvres, elle nous invite dans sa réflexion la plus intime, à travers un parcours introspectif et chronologique,
dirigée par ce proverbe arabe couramment employé en Algérie et traduisant cette sensibilité profondément culturelle à l’égard des choses du passé,  »Li Fet Met » : ce qui est passé est mort.
Guidée par la poésie de ce proverbe arabe qui résonne tel une résilience, l’artiste décide de nous dévoiler sa relation tumultueuse au tem.ps, où le passé se manifeste comme un poids persistant, une ombre insaisissable du présent, éclairant les vicissitudes de la mémoire et de l’évolution personnelle. l’mages et textes se mêlent et s’entremêlent à travers des techniques de collages m.is en regard avec des poèm.es; poèm.es que l’artiste définit elle même comme sa propre  » retranscription textuelle de l’intime.  »
Tout cela donne naissance à un dialogue visuel poignant sur la réflexion au temps, nous rappelant que même lorsque les souvenirs s’estompent, leur impact demeure, offrant l’opportunité constante de réinventer notre histoire.

𝑳’𝒂𝒓𝒕𝒊𝒔𝒕𝒆:
Samia Sayah naît en 1993 à Livry-Gargan est une artiste plasticienne, réalisatrice, photographe, graphiste et directrice artistique franco-algérienne. Après des études de philosophie et de cinéma en classes préparatoires au Lycée Paul Valéry du XIIe arrondissement de 2012 à 2014, elle obtient une licence et un master de cinéma à Paris 1 Panthéon-Sorbonne de 2016 à 2019. En 2021, elle décroche un bachelor de graphisme à Com’Art, suivi d’un master de direction artistique à Cifacom Paris XIXe en 2023.
Samia a toujours cherché à exprimer sa subjectivité à travers différents moyens artistiques, tels que la peinture, la danse, la photographie et l’écriture. À l’âge de sept ans, elle découvre sa passion pour la photographie en acquérant un appareil argentique dans un menu enfant au McDonald’s de Sevran. Par la suite, elle se tourne vers la caméra pour capturer le mouvement, et redécouvre le collage, qu’elle pratique avec énergie et insolence. Elle se décrit elle-même comme une « khôlleuse », en référence à ses années de classes préparatoires.
A présent, Samia Sayah continue son parcours artistique avec passion et détermination, toujours en quête de sens et d’expression.

Retour en vidéo sur le vernissage de l’exposition

𝑳’𝒆𝒙𝒑𝒐𝒔𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏 :

Je pense, et cela est bien l’une de mes plus grandes croyances, qu’aucun de nous, Être-humains, n’existe par hasard.
Comme à la manière d’un mécanisme de montre où le moindre engrenage sert au bon fonctionnement de celle-ci, chaque individu, homme ou femme, peu importe son statut, son vécu, son éducation,
chaque rencontre, concrète ou non, altruiste ou égoïste apporte quelque chose et participe selon moi, au bon fonctionnement de l’humanité. Là est le point de départ constituant mon rapport au monde : Depuis toujours, je cherche à comprendre qui apporte quoi, que ce soit dans un contexte moral ou cérébral, émotionnel ou sensitif, comme une quête à toujours apprendre de l’autre pour s’apprendre de soi-même, grandir et se forger dans l’expérience. Ainsi : à mieux sentir la vie, d’en trouver une certaine saveur et de s’y trouver dans l’existence.
Écrire dans des journaux intimes depuis l’âge de 8 ans a clairement amplifié ces réflexions.
En étant attentive au monde, aux rencontres, en déduisant des leçons des circonstances, des événements
les plus quotidiens, j’ai toujours voulu immortaliser pour me construire.
→ Qui ai-je fréquenté ? Quelle est son histoire ? Pour quelles raisons nos chemins se sont-ils croisés ?
Ma pratique se réfère donc au portrait humain : les personnes de mon quotidien, que je côtoie ou rencontre, avec qui je me lie d’amitié, d’amour, celles de mon cercle familiale. Je m’intéresse à la source de l’individu, ses modes de vie, choix, styles vestimentaires, leurs différentes expériences et fréquentations à savoir : ce qui fait qu’une personne est unique et finalement, selon moi :
ce qui fait qu’une personne est attrayante, belle, admirable, lumineuse, existentielle.
Lorsque je vous peins, c’est la pulsion de vouloir immortaliser ce que j’ai saisi, senti de ce que votre personne émane. C’est l’envie de partager l’enrichissement de ma notion au monde et combien je grandis au travers de tout ça.

𝕷’𝖆𝖗𝖙𝖎𝖘𝖙𝖊: 𝐌𝐚𝐭𝐡𝐢𝐥𝐝𝐞 𝐆𝐫𝐞𝐚𝐫𝐝

Originaire de La Réunion et diplômée d’un baccalauréat Arts Appliqués en 2016, c’est à 18 ans que je quitte l’île pour faire mes études supérieures d’art en France Métropolitaine.

Dans mes plus vieux souvenirs, je ne suis pas sûre d’avoir forcément rêvé être artiste, mais, toute mon enfance jusqu’au collège, j’y ai pourtant été amené : Le modèle de ma sœur qui dessinait tout le temps, les cours d’arts plastiques dans lesquels je me sentais épanouis, mon entourage qui s’y intéressait et ces cours de peinture à l’huile le jeudi soir, avec ma meilleure amie … Que j’aimais de base, parce qu’il y a avait cette amie…!

La première année en Métropole, c’est à Paris que je me réoriente dans les Arts Plastiques en intégrant une classe préparatoire aux grandes écoles et finis par intégrer les Beaux-Arts des Pyrénées, à Tarbes l’année d’après.
Novice dans l’école, je vais passer ma première année d’étude à tester toutes les sortes de médiums afin de me comprendre davantage et c’est la peinture, encore une fois, qui va vite primer le restant du Bachelier.
À l’époque, j’avais déjà envisagé de combiner deux écoles dans la même formation pour plus de rencontres, de voyages, de connexions, de pédagogies différentes, et donc c’est en captant la nécessité de la peinture, que mes recherches se sont dirigées vers un Master propre à ce milieu.
C’est seulement après la période du Coronavirus en 2021 que je m’inscris à l’École Supérieure d’Art de la ville de Liège, en Master Spécialisé Peinture et parviens à être diplômée en juin 2023.

Aujourd’hui, depuis septembre 2023, je bénéficie d’un atelier que je partage avec trois amis de mon ancienne classe, toujours à Liège et continue d’entretenir la machine réalisant pour de bons : l’art fait indéniablement partie de ma vie et la peinture encore plus.

Le 17 octobre 2023, notre galerie d’exposition Buzz’ART a organisé un vernissage afin de célébrer les 40 ans de la marche pour l’égalité et contre le racisme, en présentant l’exposition photographique intitulée « On Marche Encore… ». Cette exposition nous a été  offerte par l’association AIDDA. La soirée a été rythmée par la présence de l’artiste Ahmed Cissé, qui a enflammé la soirée par son talent. 

Ahmed Cissé est un auteur-compositeur, chanteur, guitariste et bassiste. Il développe une fusion de warba (danse et rythme traditionnels des Mossis du Burkina Faso), de jazz, d’afro-beat, de reggae et de blues.

Retour en vidéo sur vernissage de l’exposition avec la participation de l’artiste, auteur Ahmed Cissé

Le 15 Octobre 1983, 17 personnes dont la plupart sont des jeunes de Lyon, de la cité des Minguettes, quittent Marseille et traversent la France pour réclamer le droit à l’égalité dénonçant le racisme ambiant et les exactions policières à l’égard des jeunes issus de l’immigration. De ville en ville, ils font des émules et se retrouvent à une quarantaine de marcheurs permanents.

Arrivés à paris, le 03 décembre 83, c’est la consécration. Cent mille personnes sont là pour les accueillir et François Mitterrand, Président de la République leur ouvre les portes de l’Elysée. C’est l’entrée en Citoyenneté de ces jeunes et la fin du mythe du « retour ».

L’exposition a pour objectif de célébrer la Marche historique pour l’égalité et contre le racisme qui a eu lieu en 1983, tout en sensibilisant le public aux enjeux de l’égalité et de la lutte contre le racisme. Elle revêt également une dimension importante en tant que devoir de mémoire et de transmission envers les jeunes générations.

Le vernissage de cette exposition marquera le début d’une série d’événements dans toute la France dont Créteil: théâtre, projections de films, conférences- débats,..

Le Vernissage de l’exposition aura lieu le 17 Octobre à 18h30
📅Du 17 Octobre au 24 Novembre 2023

Au cours de cette exposition, nous vous proposons un voyage dans le temps féminin, le temps qui fuit, le temps qui vient pour s’en aller, à vrai dire ça ne dure jamais le temps qu’il faut; trop de temps, peu de temps… Et le temps qui s’en fout du temps qu’il prendra et de celui qu’il perdra. Le temps qu’on n’a pas, nous rappelle que le temps qu’on a, ne nous appartient pas.

L’Artiste : Amira YAAKOUBI

Enfant, j’ai toujours voulu parcourir le monde. Je pense que c’était un brassage de curiosité et de lutte contre l’ennui. J’avais et j’ai toujours cette soif de liberté et d’aventure; cette quête a dessine ma personne, mon parcours, pour ainsi dire, ma vie!

Téméraire et vagabonde, j’ai été une marcheuse intempestive jusqu’au jour ou j’avais découvert d’autres mobilités. Ceci m’a permis de connaître tant d’autres ainsi que moi même, que je redécouvre chaque jour et qui ne cesse de m’étonner. Cette quête a fait de moi un Médecin Nomade: a travers mon expérience, j’ai vu du pays, côtoyé des couleurs et cultures excitantes mais j’ai également découvert les maux de ce monde que j’essaie d’appréhender avec romantisme.

Ces expériences ont enrichi mon imaginaire et étaient d’une importance cruciale dans ma formation d’autodidacte.

L’humain m’intrigue et m’interpelle, sa fragilité tout comme sa violence me fascinent mais surtout la question de l’existence féminine, entre érotisme, interdit, révolution et évolution.

Je me suis ainsi engagée pour l’égalité et dans des combats pour la liberté et l’accès aux droits des minorités; tant de questions urgentes qui se dessinent sur une trame temporelle si individuellement restreinte et humainement infinie. J’ai participé à des expositions en Tunisie, à Paris et à New York. Mes influences artistiques vont de l’art aborigène a Gustave Klimt. J’intègre des techniques multiples: pastels secs et gras, calligraphie, acrylique et reste tentée par de nouvelles expériences.

https://www.instagram.com/pink.nomad.art/

http://www.pinknomadart.com

*Un retour en vidéo Sur le vernissage de l’exposition Temporalités Féminines avec la participation de l’artiste violoniste Chadha Hichri

Femmes Debout

L’exposition « Femmes Debout » a été organisée à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes dans votre galerie d’art. Cette exposition a célébré les réalisations, les luttes et les contributions des femmes à travers l’histoire.

L’artiste Mustapha Boutadjine confère à l’art du portrait un surcroît de sens.
Chez lui, la représentation d’un visage, par-delà une forte et scrupuleuse ressemblance, se veut témoignage d’une figuration plus vaste, et même pourrait-on dire plus profonde, plus fouillée, plus sédimentée.
La singularité de chacun n’est nullement niée ni amoindrie, mais puissamment mise en relation avec la trame de l’aventure humaine.
Chaque destin personnel se trouve ainsi relié, voire allié à un destin collectif, le plus souvent porteur d’utopies libératrices, de luttes, de drames, de résistances.
On se souvient des séries consacrées aux femmes d’Algérie et aux Gitans qui, en ce domaine, et sans pathos, se révélaient exemplaires.
Par le seul effet de la technique qu’il a inventée, les images de Mustapha Boutadjine s’imposent comme des icônes de notre époque, des icônes qui révèlent les injustices, les oppressions et les crimes, qui incitent à la révolte et à l’action plutôt qu’à la prière.
Avec une multitude de fragments arrachés, extirpés, détournés de l’incessante, obsédante, dérisoire marée visuelle qui envahit les journaux et les écrans, il compose ses portraits-mosaïques.
Par superpositions successives, strate après strate, il suscite une vibration qui semble la marque d’une complexité quasi infinie, d’une complexité vivante.
Car il s’agit non seulement de rendre présent tel ou tel personnage célèbre, tel ou tel anonyme emblématique, mais d’adjoindre à cette présence un territoire, une histoire, des résonances.
Les visages deviennent des paysages, et c’est ainsi qu’en les livrant à un nouvel espace, Mustapha Boutadjine les affranchit des limites du temps.

L’exposition a connu un grand succès auprès du public, attirant un grand nombre de visiteuses et de visiteurs . Les visiteur.ses ont été touchés par les histoires puissantes des femmes présentées dans l’exposition et ont été inspirés par leur force et leur résilience. L’exposition a offert un espace important pour honorer les femmes qui ont ouvert la voie et ont continué à se battre pour l’égalité des sexes. « Femmes Debout » était une exposition inspirante et stimulante qui a célébré la contribution importante des femmes à l’histoire et à la société.